mardi 27 octobre 2026 - 11:37
Aperçus du mode de vie de Sayyeda Fatima al-Zahra (s.a.) dans les paroles du Guide martyr de la Révolution
Aperçus du mode de vie de Sayyeda Fatima al-Zahra (s.a.) dans les paroles du Guide martyr de la Révolution

Hawzah / À l’occasion de la commémoration du martyre de Sayyeda Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), une synthèse des enseignements de l’ayatollah Khamenei sur son mode de vie a été publiée en cinq axes : relation avec Dieu, défense de la wilayat, rôle d’épouse de l’Imam Ali, Umm Abiha (que la pqix soit sur eux) et modèle de la femme musulmane iranienne.

(A. P. Hawzah) à l’occasion du martyre de la noble Dame Fatima al-Zahra, al-Siddiqa al-Kubrâ (que la paix soit sur elle) un recueil des discours et des enseignements du Guide martyr de la Révolution, le grand ayatollah Imam Khamenei (que Dieu sanctifie son âme pure), consacrés au mode de vie de la fille bien-aimée du noble Prophète de l’islam (que Dieu paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immaculée) a été publié.

Première partie : La relation avec Dieu

Dame Fatima al-Zahra dans sa qualité de servante de Dieu

1. La leçon de vie que nous enseigne Dame Fatima al-Zahra

Mes chers amis, chers jeunes ! Aujourd’hui, sous la République islamique, chaque membre de la société a la possibilité de suivre une voie juste, de mener une vie droite, de vivre dans la foi et de préserver sa chasteté.

Voici la leçon de vie que nous enseigne al-Ṣiddîqa al-Ṭâhira, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) : l’effort, la persévérance, l’application et une vie empreinte de pureté. Cette grande Dame était, tout entière, spiritualité, lumière et sérénité :

الطُّهرَةِ الطّاهِرَةِ المُطَهَّرَةِ التَّقیَّةِ النَّقیَّةِ [الرَّضیَّة] الزَّکیَة

La pure, la vertueuse, la purifiée, la pieuse, l’immaculée, [celle qui agrée Dieu] et la bonne.

Sa pureté, sa noblesse morale, sa piété et sa luminosité spirituelle sont précisément les qualités qui, tout au long de l’histoire du chiisme, ont profondément marqué notre patrimoine intellectuel et religieux. 20 avril 2014.

2. Le fondement de la vie croyante : la sincérité dans la servitude envers Dieu

Je tiens à souligner que la valeur de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) réside dans sa servitude et son adoration de Dieu. Si elle n’avait pas été une servante de Dieu, elle n’aurait pas été al-Ṣiddîqa al-Kubrâ, la Très Véridique.

Que signifie le terme ṣiddîq ? Le ṣiddîq est celui qui manifeste sincèrement, dans ses actes, ce qu’il pense et ce qu’il proclame. Plus cette sincérité est profonde, plus la valeur de l’être humain s’élève : il devient un ṣiddîq, un homme ou une femme d’une véracité accomplie.

Le Coran dit :

أُولَٰئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ مِنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ

Ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes (que la paix soit sur eux) et les véridiques.

Les véridiques viennent immédiatement après les prophètes (que la paix soit sur eux) dans cette hiérarchie spirituelle.

Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) est al-Ṣiddîqa al-Kubrâ, c’est-à-dire la plus éminente des femmes véridiques. Sa véracité et sa grandeur découlent de sa servitude envers Dieu. Sans cette servitude, elle n’aurait pas atteint un tel rang.

Le fondement de tout est donc l’adoration et la servitude envers Dieu.

Chers frères et sœurs ! Vous et moi devons nous efforcer d’atteindre cette servitude envers Dieu. Tel doit être le fruit de l’hommage que nous rendons à Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle). 27 juillet 2005.

3. Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), modèle d’adoration et de défense du droit

Nous devons suivre la voie de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle). Nous aussi, nous devons savoir pardonner, faire preuve de dévouement, obéir à Dieu et L’adorer.

Ne rapportons-nous pas qu’elle demeurait si longtemps debout dans le sanctuaire de la prière que ses pieds en enflaient ?

حَتَّى تَوَرَّمَ قَدَمَاهَا

Jusqu’à ce que ses pieds enflent.

Nous aussi, nous devons nous tenir debout pour prier. Nous devons invoquer Dieu et faire croître, jour après jour, l’amour divin dans nos cœurs.

Ne rapportons-nous pas qu’en dépit de son état de faiblesse, elle se rendit à la mosquée afin de faire valoir un droit ? Nous aussi, quelles que soient les circonstances, nous devons nous efforcer de rétablir le droit et la justice.

Nous ne devons pas avoir peur de quiconque lorsque nous défendons le droit. Ne rapportons-nous pas qu’elle se tint seule face à la société entière de son époque ? 26 décembre 1991.

 4. Le don de soi et le sacrifice dans la vie

Ne rappelons-nous pas que la sourate al-Dahr — également connue sous le nom de sourate al-Insân — fut révélée à son sujet, ainsi qu’au sujet de son époux et de ses enfants ? Elle illustre le sacrifice consenti en faveur des pauvres et l’aide apportée aux nécessiteux, quitte à souffrir soi-même de la faim.

Le Coran dit :

وَيُؤْثِرُونَ عَلَىٰ أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ

Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. (Sourate al-Hashr, 59:9)

Nous devons, nous aussi, agir de la sorte.

Il n’est pas cohérent de proclamer notre amour pour Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), alors qu’elle allait jusqu’à se priver de nourriture, elle et ses proches, afin de donner du pain à un pauvre affamé. Elle se privait ainsi de nourriture au profit de cet indigent, alors même que ses proches comprenaient al-Hassan, al-Hossein (que la paix soit sur eux deux) et leur illustre père, l’Imam Ali (que la paix soit sur lui).

Et cela ne dura pas un ou deux jours, mais trois jours !

Nous affirmons être les disciples d’une telle personnalité. Pourtant, non seulement nous ne renonçons pas à notre propre nourriture pour la donner aux pauvres, mais il nous arrive même de priver ces derniers de ce qu’ils possèdent, lorsque nous en avons la possibilité !

Les traditions qui exposent les signes distinctifs des chiites renvoient précisément à cette réalité : le chiite doit se comporter de cette manière. Nous devons refléter, dans notre propre existence, même de façon imparfaite, le mode de vie de ces grandes personnalités. 26 décembre 1991.

Deuxième partie : La défense de la wilayat

Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) en tant que membre de la communauté fidèle à la wilayat

1. La fermeté et la juste appréciation des circonstances dès la jeunesse

L’histoire d’al-Ṣiddîqa al-Ṭâhira, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), comporte de très nombreux enseignements importants. Toutefois, un point mérite particulièrement notre attention, car il concerne directement les jeunes croyants et engagés.

Tous les mérites, les grandes réalisations, les degrés élevés et difficilement accessibles de spiritualité, ainsi que les qualités exceptionnelles de cette noble personnalité — cette femme incomparable dans l’histoire de l’humanité et cette Dame des femmes des mondes —, se sont manifestés durant sa courte jeunesse.

C’est également au cours de cette période qu’elle fit preuve d’une patience remarquable, d’une fermeté exemplaire et d’une compréhension juste des circonstances. Les paroles riches de sens qu’elle prononça alors, ainsi que les grands événements de sa vie, appartiennent à cette même période.

Il est possible d’évoquer ces événements dans une perspective purement commémorative, en soulignant simplement que cette grande Dame était encore très jeune lorsqu’elle les a vécus. Une telle approche relève du récit de la souffrance et du deuil.

Mais nous pouvons aussi considérer ces événements comme des réalités dignes de réflexion, porteuses d’enseignements, et les examiner sous cet angle. Ils acquièrent alors une signification toute particulière. 17 septembre 1997.

2. La personne qui ressemblait le plus au Messager de Dieu

Quoi que nous disions au sujet de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), nos paroles demeureront insuffisantes. En vérité, nous ne savons pas toujours que dire ni comment penser à son sujet.

Les dimensions de cette personnalité — cette insiyyat al-ḥawra, cette âme spirituelle sublime, cette synthèse de la prophétie et de la wilayat — sont si vastes, si profondes et si difficiles à appréhender que nous en demeurons véritablement émerveillés.

Si l’on consulte les ouvrages consacrés à Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) par les savants du hadith sunnites, on y trouve de nombreuses traditions rapportées du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée), qui louent al-Ṣiddîqa al-Ṭâhira, ou décrivent la manière dont le Messager de Dieu (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) se comportait avec elle.

Parmi ces traditions figure ce hadith célèbre rapporté par Aïsha :

وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِي سَمْتِهِ وَهَدْيِهِ أَشْبَهَ بِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ مِنْ فَاطِمَةَ

Par Dieu, je n’ai vu personne ressembler davantage au Messager de Dieu que Fatima (que la paix soit sur elle) , tant par son maintien et son allure que par sa conduite. 24 novembre 1994.

3. Les autres d’abord, puis nous-mêmes !

L’Imam al-Hassan al-Mojtaba (que les prières et la paix de Dieu soient sur lui) rapporte qu’une nuit — une nuit de vendredi — sa mère se leva pour accomplir ses actes d’adoration et pria jusqu’au matin.

Il dit :

حَتَّى انْفَجَرَ عَمُودُ الصُّبْحِ

Jusqu’à l’apparition de la première lueur de l’aube.

Ainsi, de la tombée de la nuit jusqu’au matin, sa mère demeura occupée à l’adoration de Dieu, multipliant les invocations et les supplications.

Selon cette tradition, l’Imam al-Ḥasan entendit sa mère prier continuellement pour les croyants et les croyantes, pour les gens et pour les affaires générales du monde musulman.

Au matin, il lui dit :

يَا أُمَّاهُ!

Ô ma mère !

Puis il lui demanda :

لِمَ لَا تَدْعِينَ لِنَفْسِكِ كَمَا تَدْعِينَ لِغَيْرِكِ؟

Pourquoi ne pries-tu pas pour toi-même comme tu pries pour les autres ?

En effet, durant toute la nuit, elle avait invoqué Dieu pour autrui sans formuler une seule invocation en sa propre faveur.

Elle lui répondit :

يَا بُنَيَّ، الْجَارُ ثُمَّ الدَّارُ

Mon fils, le voisin d’abord, puis la maison !

Autrement dit, il faut penser aux autres avant de penser à soi-même. Telle est la grandeur de cette âme. 16 décembre 1992.

4. Une défense éclairée de la wilayat

Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) était également une personnalité d’une éminente stature intellectuelle.

Le sermon qu’elle prononça dans la mosquée de Médine après le décès du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) est un discours dont les paroles et les formulations, selon l’illustre savant al-Allamah al-Majlisi, méritent que les plus grands spécialistes de l’éloquence, de la rhétorique et du savoir se penchent sur leur sens.

Ce sermon est d’une profondeur remarquable. Sur le plan de la beauté littéraire et de la force expressive, il se compare aux plus beaux et aux plus sublimes passages du Nahj al-Balagha.

Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) se rendit dans la mosquée de Médine, se tint devant les gens et prononça son discours spontanément, sans préparation apparente. Elle parla peut-être pendant une heure, employant les expressions les plus belles et les plus éloquentes, ainsi que les significations les plus profondes et les plus précieuses. 16 décembre 1992.

Troisième partie : L’épouse de l’Imam Ali (que la paix soit sur lui)

Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) dans son rôle d’épouse

1. Une dot et un trousseau d’une grande simplicité

Après l’Hégire, au début de l’âge de responsabilité religieuse, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) épousa Ali ibn Abi Ṭalib (que la paix soit sur lui).

La dot qui lui fut accordée et le trousseau qu’elle apporta témoignent d’une grande simplicité. Vous connaissez sans doute les conditions modestes, voire matériellement précaires, dans lesquelles fut célébré le mariage de la fille de la plus éminente personnalité du monde musulman.

Sous tous ses aspects, la vie de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) fut une existence marquée par le travail, l’effort, la progression et l’élévation spirituelle de l’être humain. 16 décembre 1992.

Nous devons prouver que nous sommes dignes de prétendre suivre son exemple.

Ne rappelons-nous pas que le trousseau de cette grande Dame était si modeste que son évocation suffit à faire couler les larmes ?

Ne disons-nous pas que cette femme éminente n’accordait aucune valeur aux biens de ce monde ni à ses ornements ?

Comment pouvons-nous alors multiplier, jour après jour, les cérémonies superflues, le luxe, les parures et les futilités de la vie, tout en augmentant sans cesse les dots exigées pour le mariage de nos filles ? 26 décembre 1991.

2. Un modèle de relation entre époux

Tout le monde peut-il être l’épouse de l’Imam Ali ?

La grandeur de Ali était telle qu’elle aurait pu faire fondre les montagnes les plus imposantes devant lui. Le simple fait d’être son épouse témoigne déjà d’une grande noblesse.

Cependant, observez la manière dont ces deux époux interagissaient. Voyez comment ces deux personnalités, dont la grandeur dépasse les limites de notre imagination, se parlaient, vivaient ensemble et administraient ce foyer devenu un modèle exemplaire pour toute l’histoire de l’humanité.

Observez également la manière dont chacun assumait son rôle dans cette vie conjugale. 11 octobre 1998.

3. L’épouse d’un combattant constamment présent sur les fronts

Certaines personnes pensent que le rôle d’une épouse consiste simplement à préparer les repas dans la cuisine, à nettoyer les pièces, à disposer les couvertures et à préparer le couchage pour le retour de son mari du bureau ou de son commerce.

Mais le rôle de l’épouse ne se réduit pas à ces tâches.

Considérez plutôt la manière dont Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) assumait son rôle d’épouse.

Durant les dix années de présence du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) à Médine, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) et l’Imam Ali vécurent environ neuf années de vie conjugale.

Au cours de ces neuf années, de nombreuses expéditions et batailles, petites et grandes, sont rapportées ; on en dénombre environ soixante. L’Imam Ali (que la paix soit sur lui) participa à la plupart d’entre elles.

Imaginez donc cette épouse qui demeure au foyer tandis que son mari se trouve continuellement sur les champs de bataille. Et lorsque celui-ci n’y est pas, le front risque d’en être paralysé, tant sa présence y est indispensable.

Sur le plan matériel, leur situation était loin d’être aisée. Nous avons déjà entendu parler de leur extrême pauvreté.

Et pourtant, elle était la fille du chef de la communauté musulmane, la fille du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) et une femme profondément consciente de ses responsabilités.

Il faut une force intérieure considérable pour soutenir un tel époux, le préparer à sa mission, lui permettre de se consacrer pleinement à ses responsabilités sans être accablé par les soucis familiaux et matériels, et lui donner le courage nécessaire à son engagement.

Il faut également élever les enfants avec autant de soin et de réussite que l’a fait cette grande Dame.

Certes, vous pouvez dire que l’Imam al-Hassan et l’Imam al-Hossein étaient des Imams et qu’ils possédaient une nature spirituelle propre à l’imamat. Mais Zeynab (que la paix soit sur elle) n’était pas une Imam. C’est pourtant Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) qui l’éleva au cours de ces neuf années.

Après le décès du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée), Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) ne vécut d’ailleurs plus très longtemps. 27 avril 1998.

4. Une épouse qui ne suscita jamais la colère de son mari

Le combat mené par cette grande Dame dans les différents domaines fut un exemple remarquable : dans la défense de l’islam, dans la défense de l’imamat et de la wilayat, dans le soutien apporté au noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) et dans la protection du plus grand commandant de l’islam, l’Imam Ali, qui était son époux.

Au sujet de Fatima al-Zahra, l’Imam Ali (que la paix soit sur eux) aurait déclaré :

مَا أَغْضَبَنِي وَلَا خَرَجَ مِنْ أَمْرِي

Elle ne m’a jamais mis en colère et n’a jamais désobéi à mes directives.

Durant toute leur vie conjugale, cette femme ne l’a donc jamais mis en colère et n’a jamais contrevenu à ses instructions.

Malgré sa grandeur et sa haute dignité spirituelle, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) demeurait, dans le cadre familial, une épouse et une femme incarnant pleinement le modèle enseigné par l’islam. 16 décembre 1992.

5. Le mariage dans notre société devrait ressembler à celui de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle)

Grâce à la Révolution et aux transformations qu’elle a entraînées, les mariages sont devenus plus simples, car les exigences excessives et les formalités superflues ont diminué.

Ne permettez pas un retour à la situation antérieure !

Parents, ne vous montrez pas intransigeants sur les préparatifs secondaires et non indispensables du mariage. Ce ne sont généralement pas les jeunes qui imposent de telles exigences.

Laissez les mariages islamiques se dérouler conformément à leur véritable esprit. Permettez aux jeunes musulmanes de notre société de se marier à l’image de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle).

Son mariage fut marqué par un lien d’amour spirituel et divin, par une communion exceptionnelle entre un homme et une femme croyante et musulmane, ainsi que par une coopération et une vie conjugale véritable entre deux êtres nobles, consacrés à Dieu.

Tout cela se déroula sans les cérémonies ostentatoires ni les ornements superficiels, vides de sens et dépourvus de véritable substance.

Voilà ce que doit être un mariage juste pour la femme musulmane : une union qui permet également d’élever les enfants, de gérer le foyer et, naturellement, de réfléchir aux affaires de la société, de la religion et du savoir, tout en prenant part à la vie sociale et politique. Voilà l’islam. 16 janvier 1990.

Quatrième partie : Umm Abiha, la mère de son père

Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) dans ses rôles de fille et de mère

1. Le service rendu au père, une voie vers la perfection humaine

Les réalités spirituelles sont, dans une large mesure, liées aux vertus pratiques, c’est-à-dire aux qualités qui résultent des efforts accomplis par Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle).

Les mérites et les vertus ne sont pas accordés sans raison ni sans effort. Les actes de l’être humain jouent un rôle majeur dans l’acquisition des qualités nobles et des mérites spirituels.

Cette jeune fille naquit au cœur des épreuves particulièrement dures que le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) affronta à La Mecque. Dans le défilé d’Abu Talib (Shè'b Abi Talib), elle fut pour son père une compagne fidèle et une source de réconfort.

Elle fut comme un ange salvateur pour le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée), comme une mère pour son propre père et comme une infirmière dévouée pour cet homme immense. Elle supporta les difficultés, partagea ses peines, assuma de lourdes responsabilités, adora Dieu, fortifia sa foi, travailla sur elle-même et ouvrit son cœur à la connaissance et à la lumière divines. Voilà les qualités qui conduisent l’être humain à la perfection. 16 décembre 1992.

2. Celle qui apportait du réconfort au noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée)

Observez comment Dame Fatima (que la paix soit sur elle) a vécu !

Avant même son mariage, alors qu’elle était encore une jeune fille, elle accomplit auprès de son père, le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée), des actes si remarquables qu’on lui attribua la kunya d’Umm Abiha, c’est-à-dire  la mère de son père.

À cette époque, le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) de la miséricorde et de la lumière était en train de hisser l’étendard de l’islam. Il était le fondateur d’un monde nouveau, le guide et le commandant d’une révolution universelle destinée à perdurer jusqu’à la fin des temps.

Ce n’est pas sans raison que Fatima (que la paix soit sur elle) fut appelée la mère de son père. Cette appellation lui fut attribuée en reconnaissance des services qu’elle lui rendit, de ses efforts, de ses sacrifices et de son dévouement.

Durant la période mecquoise, dans le défilé d’Abu Talib et au milieu des nombreuses difficultés qu’elle eut à affronter, elle demeura constamment aux côtés de son père, partageant ses peines et lui apportant son soutien.

Lorsque sa mère, Khadija, décéda, laissant le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) dans la solitude, Fatima (que la paix soit sur elle) fut encore à ses côtés pour le réconforter.

La disparition de Khadija, suivie de celle d’Abu Talib, fut une épreuve immense pour le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée). Ces deux événements survinrent à peu d’intervalle et lui firent ressentir profondément la solitude.

C’est alors que Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) se dressa avec courage et, de ses petites mains, essuya symboliquement la poussière de l’affliction qui recouvrait le visage de son père.

Elle fut Umm Abiha, celle qui apportait du réconfort au noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée). C’est de cette période que vient cette appellation. 24 novembre 1994.

3. Élever des enfants qui deviennent des modèles pour l’humanité

Sous tous ses aspects, la vie de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) fut marquée par le travail, l’effort et l’élévation spirituelle de l’être humain.

Son jeune époux se trouvait constamment sur les fronts et dans les champs de bataille. Pourtant, malgré les difficultés de la vie quotidienne et les contraintes de leur environnement, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) était devenue un véritable centre de référence pour les musulmans qui venaient solliciter ses conseils et son aide.

Elle était la fille du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée), celle qui l’aidait à résoudre les difficultés. Dans ces circonstances, elle poursuivit sa vie avec une dignité remarquable.

Elle éleva des enfants tels qu’al-Hassan al-Hossein et Zeynab (que la paix soit sur eux) ; elle soutint un époux tel que Ali (que la paix soit sur elle) et obtint la satisfaction d’un père tel que le noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée).

Lorsque les conquêtes s’étendirent et que les biens matériels affluèrent, la fille du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) ne laissa pénétrer dans sa vie aucun de ces plaisirs, de ces cérémonies luxueuses et de ces ornements du monde auxquels les jeunes filles et les femmes sont souvent attirées.

L’adoration de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) constitue, elle aussi, un modèle exemplaire. 16 décembre 1992.

4. Former une génération de connaissance et de spiritualité

L’application de la sourate al-Kawthar à Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) constitue une interprétation pertinente quant à son application concrète.

Les bénédictions qui se sont manifestées dans la Famille du noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) sont innombrables, notamment à travers chacun des Imams de la bonne guidance (que la paix soit sur eux).

Le monde entier résonne des paroles mélodieuses, des enseignements et des lumières spirituelles de ces nobles personnalités, tant dans la vie individuelle que dans la vie collective, dans ce monde comme dans l’au-delà.

Pensons à al-Hossein ibn Ali, à Zeynab al-Kubrâ, à l’Imam al-Hassan al-Mujtaba, à l’Imam Jaʿfar al-Sadiq, à l’Imam Zayn al-Abidin (que la paix soit sur eux) et à chacun des autres Imams.

Quelle richesse se déploie dans le domaine de la connaissance spirituelle, sur la grande voie de la guidance, à travers leurs paroles, leurs leçons et leurs enseignements !

Telle est la descendance de Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle). 5 juillet 2007.

Cinquième partie : Le modèle de la femme musulmane iranienne

1. Le type de femme que l’islam entend former

L’islam présente Fatima (que la paix soit sur elle), cette personnalité éminente et exceptionnelle appartenant au monde céleste, comme le modèle et l’exemple de la femme.

Il y a, d’une part, sa vie apparente : ses efforts, son engagement, sa lutte, son savoir, son éloquence, ses sacrifices, son rôle d’épouse et de mère, son émigration et sa présence dans tous les domaines politiques, militaires et révolutionnaires.

Sa grandeur, dans toutes ces dimensions, était telle qu’elle inspirait le respect et l’humilité même aux plus grands hommes.

D’autre part, il y a son rang spirituel : ses prosternations, ses inclinations dans la prière, sa présence dans le sanctuaire de l’adoration, ses invocations, ses supplications, son essence céleste et l’éclat de sa spiritualité.

Elle était égale à l’Imam Ali (que la paix soit sur lui) et au noble Prophète (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui et sa famille immacuulée) en dignité spirituelle et en grandeur.

Telle est la femme. Tel est le modèle de femme que l’islam entend former. 16 janvier 1990.

2. Un modèle pour comprendre les situations et agir avec discernement

Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) et Zeynab al-Kubrâ (que la paix soit sur elles deux) sont les modèles et les figures exemplaires de la femme dans l’islam.

La femme d’aujourd’hui a besoin de modèles. Si ses modèles sont Zeynab et Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), sa conduite devra se caractériser par une compréhension juste des situations, une vigilance permettant de bien discerner les circonstances et la capacité de choisir les meilleures actions.

Cela peut exiger des sacrifices et la volonté de tout supporter afin d’accomplir la grande responsabilité que Dieu a confiée aux êtres humains.

Telle est la femme musulmane dont les modèles sont Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) et Zeynab al-Kubrâ (que la paix soit sur elles deux).

Si une femme est préoccupée par le luxe, les plaisirs, les jouissances passagères ou les passions éphémères, et si elle se laisse entraîner par des émotions dépourvues de fondement et de profondeur, elle ne pourra pas suivre cette voie.

Elle doit se libérer de ces attachements qui, semblables à une toile d’araignée, entravent les pas de celui qui avance sur le chemin de la perfection.

C’est précisément ce que les femmes iraniennes ont accompli durant la Révolution et pendant la guerre. Il est attendu qu’elles poursuivent cette voie tout au long des différentes étapes de la Révolution. 13 novembre 1991.

3. Le modèle de la femme musulmane iranienne

Les femmes croyantes de notre société doivent reconnaître la valeur de la femme musulmane iranienne. Il importe de comprendre la dignité et la valeur de la femme islamique et musulmane.

C’est une femme qui, dans ses relations et ses interactions avec les hommes, ne se comporte pas d’une manière qui efface toute distinction entre les sexes et ne se considère pas comme un moyen d’attirer leurs regards.

Elle estime sa propre dignité supérieure à cela. Elle considère qu’il est indigne d’elle de se dénuder et d’attirer les regards des passants en exposant son visage, ses cheveux et son corps, dans le but de satisfaire leurs désirs.

Elle se perçoit comme se trouvant sur les pentes d’un sommet dont le point culminant est occupé par Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), la plus grande femme de l’histoire de l’humanité.

Telle est la femme musulmane iranienne.

Cette femme doit désormais se détourner de ces artifices issus de la civilisation occidentale et de ses méthodes subtiles de manipulation, et ne leur accorder aucune importance. 16 janvier 1990.

4. Un modèle qui inspire l’apprentissage et l’attachement des cœurs

Lorsque vous présentez Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle), faites-le d’une manière qui permette à chaque musulman, à chaque femme musulmane et à chaque jeune musulman de tirer des enseignements de sa vie.

Il faut que chacun puisse éprouver, au plus profond de son cœur, un sentiment de révérence, d’humilité et d’attachement envers cette incarnation de la sainteté, de la pureté, de la sagesse, de la spiritualité et du combat dans la voie de Dieu.

Cela relève de la nature même de l’être humain. Nous sommes naturellement attirés par la perfection et tendons vers elle.

Lorsque nous sommes en mesure d’atteindre la perfection en nous-mêmes, nous nous efforçons de le faire. Si nous n’y parvenons pas, nous sommes naturellement attirés par ceux qui possèdent ces qualités. 3 juin 2010.

5. Le secret de "Ya Zahra"

Durant la Défense sacrée, personne — ni le vénéré Imam Khomeini, ni les grandes figures de la Révolution — n’a donné aux combattants l’ordre d’utiliser le nom ‘Ya  Zahra’ comme mot de reconnaissance pour leurs opérations ou de porter des bandeaux portant cette inscription.

Pourtant, lorsqu’on examine l’ensemble de la période de la Défense sacrée, on constate que le nom béni de Dame Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) fut invoqué plus souvent que tout autre nom sacré.

Le nom béni de l’Imam al-Mahdi, le Baqiyat Allah (que nos âmes lui soient sacrifiées), fut également très fréquemment invoqué.

Ces deux noms ont naturellement jailli des cœurs, de la foi et des sentiments des combattants et des membres de la société révolutionnaire, sans ordre préalable ni décision planifiée.

C’est là un signe de bénédiction : il témoigne de l’attention de cette Dame des deux mondes, cette personnalité divine et céleste, incomparable par sa luminosité dans toute l’existence après son noble père et l’Imam Ali (que la paix soit sur lui). 24 mai 2011.

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